Combat d’Alouana du 15 mai 1911

Le texte suivant traite d’un combat peu connue qui a eu lieu au Maroc en mai 1911. Trente membres d’une compagnie de la Légion étrangère y ont perdu la vie, étant déterminés à ne jamais se rendre à l’ennemi. Même à l’époque, les informations sur le combat étaient parfois très disparates. Les différentes sources donnent des comptes rendus différents et les noms, lieux ou dates qu’ils indiquent ne concordent pas souvent. Ce texte tente donc de présenter les informations de la manière la plus précise et la plus complète possible.

 
Combat d'Alouana - Maroc - 15 mai 1911 - 1er Régiment Étranger - 22e compagnie - 22eme cie - 1er RE

 

Introduction

Les années 1909 et 1910 au Maroc étaient relativement calmes. Les troupes françaises campant sur leurs positions s’étaient efforcées d’organiser le pays, partiellement occupé par la France depuis fin 1907. Le sultan Moulay Abdelhafid, descendant de la dynastie alaouite, régnait à Fès, capitale du Maroc, depuis le début de 1908. Une mission militaire française y fut installée. Le sultan avait besoin de l’aide de la France pour entraîner ses forces armées, les mehallas chérifiennes, ainsi que pour générer des impôts. Mais cette source de revenus avait du mal à rentrer, ce qui empêcha le paiement régulier des troupes et le recrutement de nouveaux volontaires.

Au début de 1911, le sultan disposait de peu d’argent et, de ce fait, contrôlait de plus en plus mal l’intérieur de son pays. Lors des premiers jours de janvier, une révolte éclata parmi les tribus de la région de Fès. Les rebelles s’emparèrent de la capitale, pillèrent, et allèrent jusqu’à assassiner un officier de la mission française, le lieutenant Marchand. Le Sultan se retrouva alors assiégé à Fès et contraint à solliciter l’aide française. Ces circonstances exigeaient donc une intervention militaire.

Fin avril, une colonne de secours composée d’environ 10 000 hommes est mise sur pied par le général Moinier à Casablanca, à l’ouest du Maroc. Parmi eux, figure une compagnie montée de la Légion d’un certain capitaine Rollet. De son côté, à l’est du pays, près de la frontière algéro-marocaine, le général Toutée organise une autre colonne dans l’éventualité où il serait impossible de débloquer Fès par l’ouest. La colonne, regroupée à Taourirt, est composée de 8 000 hommes, y compris le 6e Bataillon du 1er Régiment Etranger (1er RE). Sous les ordres du commandant Gerst (alors cité Goertz dans la presse) qu’il a comme son adjoint le capitaine Duriez. Lieutenant-colonel, ce dernier tombera glorieusement en France en 1917, à la tête de ses légionnaires.

 
Maroc - Casablanca - Fes - Taourirt - Colonnes - General Moinier - General Toutée - 1911 - carte

Maroc - Mehalla - Fes - forces armées chérifiennes - 1911
Mehallas chérifiennes du Sultan défilent à Fès, 1911.

 
 

Colonne du général Girardot

Au début de mai, la colonne Toutée campe à Merada, 35 km au sud-ouest de Taourirt, sur le fleuve Moulouya. Le camp et les soldats sont systématiquement attaqués par d’impétueuses tribus. Le 10 mai, un combat se déroule quelque dix kilomètres au sud, près de Guercif. Deux compagnies du 6e Bataillon y participent, la 22e du capitaine Labordette et la 21e du capitaine Bigotte. Ce dernier est blessé, une balle a traversée son poignet gauche.

Le 11 mai au soir, le général Toutée envoie une colonne forte de 3 000 hommes 40 km vers le sud-est, jusqu’à Debdou, un village occupé depuis quelques jours. Elle devra faire la reconnaissance des voies de communication entre les deux postes et s’assurer de la tranquillité de la région. La colonne, avec le 6e Bataillon, est sous les ordres du général Girardot, ancien officier du 2e Etranger en 1896-1900 et chef de corps du 1er RE entre 1907 et 1910. Il pensait avoir terminé sa mission et rentrer au camp de Merada cinq jours plus tard, le 16 mai.

Autour du nouveau camp à Debdou, il y avait des massifs montagneux qu’il fallait reconnaître. Le matin du 15 mai, le général Girardot lance alors trois détachements de reconnaissance vers les cols débouchant vers l’ouest, vers la Moulouya. Chaque détachement est composé d’une petite compagnie du 6e Bataillon (trois sections), d’un lieutenant du 3e Groupe d’artillerie de campagne d’Afrique (3e GACA), de deux goumiers – combattants supplétifs – et d’un guide. Ils reçoivent l’ordre de rentrer pour midi.

À 5 h 30 du matin, les détachements partent au sud-ouest du camp, sur la piste utilisée par les caravanes de chameaux. Les deux premiers reviendront vers 10 heures. Mais, à midi, le troisième détachement n’est pas encore rentré. Il est constitué d’environ 60-70 légionnaires de la 22e compagnie, sous les ordres du capitaine Charles Labordette, avec son adjoint, le lieutenant Fradet. Ils sont accompagnés du lieutenant Drouin, officier d’artillerie. Ce dernier est chargé d’étudier la viabilité des pistes en vue du passage des pièces de 75 de montagne.

À midi et demi, le lieutenant Drouin du groupe d’artillerie arrive, accompagné de quelques légionnaires. Il informe le général Girardot qu’ils ont été laissés par le capitaine Labordette au col qui marque la limite de la reconnaissance et que le reste du détachement a très probablement été attaqué par des dissidents sur le versant ouest. Le brouillard n’a pas permis de déterminer exactement ce qui est arrivé. Cependant, le bruit des coups de feu est parvenu jusqu’au col. Que s’était-il donc passé ?

 
Maroc - Taourirt - Merada - Guercif - Debdou - Moulouya - 1911 - carte

Maroc - Debdou - panorama
Les montagnes autour de Debdou.
Maroc - Debdou - camp militaire - légionnaires - 1911
Les légionnaires au camp militaire de Debdou, 1911.
Maroc - canon de 75
Le canon de 75 au Maroc, vers 1911.

 
 

Combat d’Alouana

Les hommes de la 22e compagnie quittèrent leur camp pour reconnaître un col dans le cirque de montagnes entourant Debdou. Le capitaine était en tête avec une demi-section et un guide. Quand ils arrivèrent à 7 h 30 sur la grande montagne, ils aperçurent un homme qui s’enfuyait vers le ksar Alouana, un petit village fortifié, situé 8 km à l’ouest du camp. Personne n’y attacha d’importance sur le moment ; le capitaine insista pour que le guide lui montre le chemin de Debdou à la Moulouya, pour s’assurer qu’il était praticable pour l’artillerie montée.

Ils arrivèrent au chemin à 8 heures. Mais subitement, survint un brouillard épais. Le capitaine Labordette avait l’intention de faire demi-tour sur Debdou dès qu’il aurait atteint et relevé un embranchement sur l’itinéraire prescrit. Mais à cause de la marche dans le brouillard, l’embranchement avait été dépassé. À ce moment, l’officier d’artillerie déclara que son cheval ne pouvait plus aller plus loin. Le capitaine garda donc quelques hommes avec lui et continua son chemin.

Le détachement arriva ensuite au bord d’une vallée semi-circulaire, avec le ksar Alouana situé au centre. Ayant appris que de nombreux Marocains occupaient Alouana, le capitaine Labordette se décida à aller vérifier ce renseignement, avant que la visibilité ne soit complètement réduite. Il partit vers le ksar avec sa demi-section, laissant en réserve le lieutenant Fradet et 40 légionnaires. Il est alors 9 heures. La compagnie est dispersée en trois groupes : le sergent H. à gauche, sur la crête, le lieutenant Fradet au milieu avec 20 hommes, et à droite, le groupe du capitaine descendant dans la vallée, en liaison sur la voie. Quand le capitaine arriva au fond de la vallée, à quelque 600 mètres du ksar, le brouillard avait partiellement disparu. L’officier envoya donc le guide en pourparlers, mais les Marocains s’excitèrent. Un premier coup de feu éclate. Il est 9 h 30. Le brouillard épais retombe.

Dès les premières salves, le lieutenant Fradet prend position sur un éperon rocheux pour protéger la retraite du groupe Labordette. À ce moment, il entend des appels « Au secours ! » du capitaine. Le lieutenant descend rapidement avec ses hommes pour rejoindre son commandant, qui a déjà un légionnaire blessé qu’il ne veut pas abandonner.

Malheureusement, les deux sections – 2 officiers et 35 hommes – se trouvaient dans une gorge aux flancs tellement abrupts qu’ils ne pouvaient pas les gravir avec un homme blessé et sans devenir une cible facile pour leurs poursuivants. La montagne à escalader était de 400 mètres environ, avec une pente de 80 %. Des blocs de rochers énormes se dressaient et des broussailles de deux mètres surgissaient entre les rocs. Entourés de quelque 150 dissidents de la tribu des Beni Reis, les hommes de la 22e compagnie étaient dispersés au milieu des rochers à une pente d’où ils ne pouvaient plus ni monter, ni descendre. Un dur accrochage commença.

Vers 10 h 30, le capitaine Labordette est mortellement blessé. Il meurt au bout de quelques minutes. À 12 h 30, la brume se dissipe et la fusillade s’intensifie encore. La situation devient très grave. Un à un, les hommes tombent. Le pénible combat dure six heures, jusqu’à 15 h 30. Le caporal Rubricky, caché en binôme avec son lieutenant, voulait fumer sa dernière cigarette. Une balle le frappe au cou et ressort par la bouche. Il a encore le temps de râler : « On ne peut pas fumer tranquille ici ! ». Puis il meurt. Sur les 35 légionnaires regroupés autour du capitaine, il n’en reste plus que huit, et le lieutenant. Leurs camarades sont morts ou agonisent.

À ce moment, confronté à la fin inévitable de leur situation, l’officier donne l’ordre de chercher à s’échapper par le bas. Il est le dernier à quitter les rochers. Sa petite troupe est aussitôt poursuivie par les assaillants qui tuent encore deux hommes et en blessent un autre. Cinq légionnaires réussissent à sortir de la gorge par un autre côté et à grimper sur la crête. Le lieutenant, blessé deux fois à la jambe, reste dans le ravin. Il est accompagné par le caporal Eemann, qui avait la poitrine traversée et le bras cassé. Tentant de se cacher, une autre balle traverse la cuisse du caporal. Il demande donc au lieutenant de l’achever pour ne pas tomber vivant entre les mains de l’ennemi.

Heureusement, vers 16 h 00, le capitaine Duriez arrive avec le reste du 6e Bataillon, appuyé par une pièce de 75 de la 3e Groupe d’artillerie, qui a été poussée jusqu’à la crête de la montagne malgré de grandes difficultés. Ils ouvrent le feu sur les Marocains pendant que l’artillerie, sous les ordres du maréchal des logis Bonnet, bombarde le ksar. L’ennemi se retire. Le lieutenant, le caporal et les cinq légionnaires sont sauvés.

Un bivouac y est aussitôt dressé. Le terrain sur lequel on se trouve est tellement difficile à parcourir qu’on ne peut commencer de retirer les morts que le lendemain matin. Cette mission délicate prendra toute la journée.

 
Maroc - Debdou - Alouana - 1911 - carte

Maroc - Alouana - 2018
Le village d’Alouana en 2018, photographié par Kad Mam.
Maroc - Alouana - valée - 2018
La vallée d’Alouana qui se trouve à 8 km de Debdou, photographié par Kad Mam en 2018. Comme on peut le voir, un brouillard épais n’est rien d’exceptionnel ici.

 
 

Conclusion

En ramassant les morts, on a trouvé les culasses de fusils du caporal Bréval et du légionnaire Petersen, bien soigneusement cachées dans leurs musettes (dans la miche de pain). Ils avaient réussi à les démonter pour rendre l’arme inutilisable au cas où les assaillants viendraient les piller. Ces culasses se trouvent aujourd’hui dans le musée de la Légion à Aubagne.

Quant au groupe du sergent H., après avoir été laissé par le lieutenant sur la crête et perdu dans le brouillard, il réussit finalement à redescendre au camp de Debdou.

Les obsèques ont lieu le 17 au soir, une demi-heure avant le départ de la colonne Girardot pour Merada, sur un mamelon entre Debdou et le camp. Les troupes défilèrent devant les trente cadavres. Le général Girardot et le commandant Gerst prononcèrent par la suite des allocutions.

Le 26 mai, tous les morts et blessés du combat d’Alouana sont cités par le général Toutée, à l’ordre de la division. Ce sont les plus lourdes pertes françaises lors de la campagne de la libération de la capitale du Maroc.

Entre-temps, le général Mounier parvient à atteindre Fès. Ses troupes délivrent la capitale et le 21 mai, le sultan est libéré. L’insurrection dans la région de Fès contre la présence française est réprimée. Mais la situation est déjà irréversible. Un an plus tard, en avril 1912, débute alors le protectorat français sur le Maroc.

Fin juillet 1911, le lieutenant Fradet est inscrit d’office au tableau d’avancement pour le grade de capitaine, pour son « admirable conduite » au combat du 15 mai. Promu capitaine, il quittera la Légion pour commander en France la 5e compagnie du 150e Régiment d’infanterie. Le capitaine Duriez est lui-même inscrit au tableau d’avancement, en même temps que le lieutenant, pour services exceptionnels rendus au Maroc, et pour son énergie et dévouement pendant la mission de secours du 15 mai. Commandant, il sera nommé chef du 2e Bataillon du 1er Etranger.

Les cinq légionnaires rescapés ont reçu la médaille militaire. Quant au caporal Eemann, aucune information sur son sort n’a pu être trouvée.

En décembre, les corps des dix victimes du combat d’Alouana, y compris la dépouille du capitaine Labordette, sont exhumés au Maroc et transférés par l’Algérie en France, selon la demande des familles.

En conclusion, il faut rappeler que les hommes étaient déterminés à ne pas se rendre à l’ennemi à n’importe quel prix. Et ils ont tenu leur promesse. Pourtant, bien que cette bataille soit considérée comme le deuxième Camerone (la fameuse bataille de la Légion au Mexique le 30 avril 1863), elle a été presque oubliée depuis des années.

 

Combat d’Alouana : les tués et blessés

Tués :

  • Capitaine LABORDETTE Charles – commandant la 22e compagnie
  • Caporal BRÉVAL (venant de la France, de Paris)
  • Caporal EKNAYAN (Empire ottoman, Constantinople)
  • Caporal RUBRICKY Paul (France, Paris)
  • 1ère Classe BURKART (France, Alsace, Turckheim)
  • Clairon JACQUOT (France, Aubenas)
  • Légionnaire BECKER Ernest (Allemagne, Oggersheim)
  • Légionnaire HATTLER Adolphe (France, Nancy)
  • Légionnaire HOLVANS Joseph (Allemagne, Brême)
  • Légionnaire CHALE (France, Paris)
  • Légionnaire IRSCH (France, Paris)
  • Légionnaire JAMET (France, Kerdudou)
  • Légionnaire JENSEN Jean (France, Alsace, Metz)
  • Légionnaire KLAUCK Charles (Allemagne, Cottbus)
  • Légionnaire KOERNER Hugo (France, Saint-Germain-en-Laye)
  • Légionnaire LE COLLEC Félix (France, de La Manche)
  • Légionnaire LÉONCE (France, Paris)
  • Légionnaire MALTERRE Victor (???)
  • Légionnaire MEISSENER Ernest (Allemagne, Dresde)
  • Légionnaire MOREAU Marcel (France, Cholet)
  • Légionnaire NÉLATON Jean (France, du Jura)
  • Légionnaire PETERSEN Ferdinand (Danemark)
  • Légionnaire PINARD Charles (France, d’Ille-et-Vilaine)
  • Légionnaire SCHLOSSMACHER Pierre (Allemagne, de la Hesse)
  • Légionnaire TÉHÉO (France, Cognac)
  • Légionnaire TREFS Constantin (Allemagne, Gundelfingen)
  • Légionnaire TRUBERT (France, Paris)
  • Légionnaire UILHAM Pierre (???)
  • Légionnaire VALÉRIUS Paul (France, Lorraine, Forbach)
  • Légionnaire VIE (???)

 

Blessés :

  • Lieutenant FRADET (France, La Rochelle)
  • Caporal EEMANN (Belgique, Namur)
  • Légionnaire DEQUINEMACRE (Belgique, Bruxelles), 2 ans de services
  • Légionnaire HOFFMANN (Bavière), 1 an de services
  • Légionnaire LINGERHAND (Prusse), 1 an de services
  • Légionnaire NIEMZYCK (Allemagne), 3 ans de services
  • Légionnaire SI BELLA HOUEL (Algérie, Mostaganem), 2 ans de services

 
 
 

1er Régiment Etranger  - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - Capitaine Labordette - Légion étrangère
Le capitaine Charles Labordette, commandant la 22e compagnie du 1er Etranger tué près d’Alouana le 15 mai 1911. Né en août 1873, d’origine bretonne, il est sorti de Saint-Cyr en 1895. Le lieutenant Labordette du 42e Régiment de ligne est nommé capitaine le 28 septembre 1910 et affecté au 1er Etranger qu’il rejoint début janvier 1911.
1er Régiment Etranger - Légion étrangère - combat d'Alouana - ordre de la division - 1911
L’ordre de la division du 26 mai 1911 qui relate le combat d’Alouana. L’ordre est signé par le général Toutée, commandant la colonne de Taourirt et la division d’Oran. Cet document rarissime est publié avec l’aimable autorisation de Krzysztof Schramm, l’historien de l’A.A.A.L.E. en Pologne et l’auteur du livre Niczego nie żałuję.
1er Régiment Etranger - Légion étrangère - combat d'Alouana - les noms des tués et blessés - 1911
Les noms des tués et blessés au cours du combat d’Alouana sur l’ordre de la division du général Toutée. Collection de Krzysztof Schramm.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - blessés - Légion étrangère - Maroc - Alouana
Transfert des blessés du combat d’Alouana, mai 1911.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - rescapés - sergent Eemann - Légion étrangère - Maroc - Alouana
Les six rescapés du combat d’Alouana de la 22e compagnie du 1er RE. En bas, le caporal Eemann (surnommé sergent Ehmann sur la carte), trois fois blessés. À gauche, les mains sur les hanches, le légionnaire Si Bella Houel, d’origine algérienne.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - Debdou - tombes - Légion étrangère - Maroc
Les tombes du capitaine Labordette et ses 29 hommes de la 22e compagnie à Debdou, sur un mamelon entre le camp et les montagnes. Le croix à droite, il marque un autre combat, qui se déroule le 23 mai. Le commandant Roumens des Tirailleurs algériens y fut tué. Collection de Krzysztof Schramm.
Maroc - Debdou - camp militaire - légionnaires - 1911
Une autre vue du camp militaire de Debdou, 1911. Derrière le camp, du côté droit, se trouve le mamelon avec les tombes des braves d’Alouana. À l’arrière, on peut bien voir des pentes rocheuses abruptes de ces montagnes.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - culasses - caporal Bréval - légionnaire Petersen - Légion étrangère
Les culasses du caporal Bréval et du légionnaire Petersen, exposés au musée de la Légion à Aubagne. Ils avaient réussi à les démonter pour rendre l’arme inutilisable.
Maroc - Taourirt - cercueils - légionnaires - 1911
Les cercueils du capitaine Labordette et des neuf de ses hommes tués à Alouana, exhumés au Maroc en décembre 1911 et transférés par l’Algérie en France, selon la demande des familles. Notez l’année incorrecte sur la carte. Collection de Krzysztof Schramm.
Maroc - Debdou - camp militaire - légionnaires - 1911
Les cercueils du capitaine Labordette et des neuf de ses hommes transférés en décembre 1911 vers l’Algérie.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - Légion étrangère - Maroc
Le camp de la 22e compagnie du 1er RE au Maroc au début des années 1910.
1er Régiment Etranger - 6e Bataillon - 22eme Compagnie - 22e Cie - cachet - Légion étrangère - Maroc
Le cachet de la 22e compagnie du 1er Régiment Etranger au Maroc en 1913. À l’époque, l’unité était commandé par le capitaine Salle.

 
 

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Principales sources d’informations:
Képi blanc revues (1959, 1961)
Le Figaro journals (Mai 1911)
L’Écho d’Oran journals (Mai 1911)
La Dépęche de Brest journals (Mai 1911, Juin 1911)
Le Petite Journal journals (Mai 1911)
Journal Militaire bulletin (Août 1911)
Bulletin du comité de l’Afrique française (1912)
Questions diplomatiques et coloniales revue (1912)
Le Monde illustré revue (Janvier 1912)
Mémorial Gen Web (Fr)
MapCarta
Google Maps
Google.com
Wikipedia.org

 

 

L’article original : 1911 Battle of Alouana

 

 

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La page a été mise à jour le : 13 mai 2021

 

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